TOURING PEDESTRE ANNECIEN
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Sorties de Plusieurs Jours

Montagne de Lure

 

Samedi 23  au samedi 30 mai 2015

 

Niveau : P1 T2   

 

Animateur organisateur : René Garcin

Animateur associé : Pierre Deletraz

Causeries : Bruno Pidello     Logistique : Josette Ducorps

Nombre de  participants : 17

Programme Montagne de Lure 23-30.05.15.p[...]
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Comptes rendus et photos

 Le mot de René

 

Pour commencer, une fois n’est pas coutume, grâce à une météo extraordinairement clémente, il n’a pas été nécessaire d’improviser des activités de remplacement  (musées ou autres points d’intérêt touristique),  le programme prévu a été entièrement réalisé.

 

Ce fut donc une immersion totale d’une semaine dans un paysage très différent de la Haute Savoie, plus doux, plus sec, plein de senteurs dégagées sur notre passage, souvent sous de très hautes futaies, de temps en temps avec des échappées sur les Hautes Alpes ou le Comtat Venaissin, sans rencontrer âme qui vive de la journée, seulement de temps en temps un vestige de quelque activité humaine suspendue il y a 50, 100 ans ou plus…

 

Une parenthèse très appréciée dans notre vie citadine, d’autant plus que chaque pique nique était souligné d’une sieste conséquente, sans crainte ni de l’orage, ni des tiques !

 

Je tiens à remercier tous les participants pour leur adaptation à la vie prolongée en groupe, et le maintien d’une bonne ambiance malgré les frottements inévitables dus à quelques petits incidents, sans gravité, émaillant inévitablement huit jours de randonnées.

 

Le gîte lui même, paradisiaque, l’accueil de ses maîtres, et leur cuisine succulente, a lui aussi, sa part dans l’atmosphère paisible favorisant le repos vespéral et la réussite du séjour.

Je remercie particulièrement, bien entendu, mes acolytes dans cette aventure : Josette, comme organisatrice du séjour, et souvent médiatrice, Pierre comme animateur associé  (on n’est pas trop de deux dans ces sentiers inconnus, même bien rodés à l’orientation), Bruno comme conférencier passionné et cultivé, animateur de nos soirées.

 

Bref, un excellent souvenir de cette cuvée 2015.

Forcalquier – Les Mourres

 

Samedi  23  mai  2015 -  jour 1

 

Animateur René Garcin - Dénivelée : 250m - 2h30 de marche

Itinéraire Les Mourres.jpg
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Après un voyage sans souci jusqu’à Forcalquier, nous chaussons pour la première randonnée qui, après avoir quitté la petite cité près de son réservoir déguisé en château fort, avec tour et remparts, nous amène sur le premier chemin embaumé par l’odeur envoûtante des genêts en fleurs surchauffées par un fort soleil.

 

Nous pique-niquons dans la garrigue, puis arrivons dans les Mourres (frimousses en provençal), phénomène unique au monde, nous apprend Bruno, de calcification de végétaux, recouverts ensuite par la vase d’un lac depuis asséchée et érodée, l’érosion mettant à nu ces squelettes aux formes variées, entre lesquels nous cheminons, émerveillés par tant de fantaisie.

 

Le retour à Forcalquier, doublés par des « trailers » assoiffés de kilomètres courus comme des dératés (jusqu’à 70km pour les plus téméraires), tellement absorbés par leurs pieds qu’il leur faut un  balisage temporaire, voyant, et  disgracieux, tous les 10 à 15 mètres  ( sujet polémique, à retrouver plus tard…),  passe par la visite de son cimetière, célèbre par la disposition de ses tombes logées dans des alvéoles taillées dans de hautes haies d’ifs.

 

Puis, découverte d’un monument insolite par son propos aux allures plutôt grivoises de la fontaine St Michel  (notre reporter n’a pas osé en faire une photo, à rechercher dans le livre « la Provence insolite ») .

 

Arrivée au gîte et installation. Découverte de cet espace merveilleusement aménagé, avec tous ses petits recoins, des « jardins secrets » à la provençale, un bassin, un parc avec cheval et âne qui donne de temps en temps de la voix .

Ne parlons pas de la cuisine qui a de quoi tenter tous les gourmets ; même les végétariens sont choyés !

 

René

 

Album Montagne de Lure – jour 1

Photos : Josette Ducorps et René Garcin

Sur les traces des Charbonniers

Cairn de l’An 2000

 

Dimanche 24 mai 2015 – jour 2

 

Animateur : Pierre Deletraz

Départ vers Notre Dame de Lure avec le soleil en prime.

 

Cheminement à travers la Fayée  (fayards ou hêtres). Certains participants retrouvent leur âme d’enfant en marchant dans les feuilles (pour certains jusqu’aux genoux….).

Cette forêt fournissait la matière première des charbonniers. Tout au long de ce parcours nous découvrons de nombreuses places circulaires aplanies par l’homme, ce sont les charbonnières.

Il en existe 2 types : avec peau en terre et avec la marmite en acier.

L’activité des charbonniers a duré approximativement jusqu’en 1950.

 

Arrivés à la station de Lure, nous marchons sur la pelouse alpine puis sur les éboulis.

Peu avant le sommet, nous rencontrons une vipère d’Orsini (espèce en voie de disparition).

 

Pause déjeuner puis retour par la grande Fayée ou nous nous arrêtons devant une ancienne abbaye de style roman fondée au XII siècle, située dans la forêt de la montagne de Lure sur la commune de Saint Étienne les Orgues à 1200 m d’altitude.

L’abbaye a été classée monument historique en 1980 ainsi que les communs existants occupés par un ermite.

De magnifiques noyers et tilleuls ombragent l’esplanade devant ces beaux édifices.

 

Nous reprenons les voitures direction du cairn de l’An 2000.

 

En route, vers le sommet de Lure notre regard est attiré par un alignement de cairn, nous nous arrêtons et faisons le tour de ceux-ci.

Ensuite dernier arrêt au Pas de la Graille pour l’ascension vers le cairn de l’an 2000 à 1594m  d’altitude.

L’idée des randonneurs de Haute Provence a été de laisser un message aux générations futures par le biais de ce cairn géant de 2,50 m de diamètre et de 3,50 m de haut, édifié sur les crêtes de la Lure. Treize poèmes enfermés dans un cylindre d’acier reposent au sein de celui-ci.

Des randonneurs venus des 4 coins du monde (Amérique du Nord et du Sud, Afrique, Asie, Europe) sont venus compléter de leurs 800 pierres ce cairn qui en comptait déjà 12000.

Depuis, le cairn de l’An 2000 continue à vivre car des randonneurs de passage apportent leur pierre décorée et signée.

 

Après cette belle journée où nous avons également pu admirer une flore variée nous abordons la descente et regagnons les voitures pour le retour au gîte.

 

Pierre

 

Album Montagne de Lure – jour 2

Photos : Josette Ducorps et René Garcin

A  l’ouest  de  Lure 

 

Lundi  25  mai  2015 -  jour 3

 

Animateur : René Garcin - Dénivelée : 300m / 12km - 4h30 de marche

Nous sommes dans le domaine de Villesèche ! Pas d’eau visible de la journée…

 

Première découverte de la forêt domaniale de Lure. Nous sommes ici dans la partie forestière qui a inspiré Giono dans sa description des arbres, en particulier sous le Grand Collet, le plus célébré est encore là, un peu diminué par les ans, c’est l’occasion pour Bruno d’une petite lecture in situ. Puis nous empruntons le chemin menant au pas de Redortiers, sur les pas du « hussard sur le toit ».

 

De temps en temps, une échappée vers les lointains, vers les crêtes du Lubéron au sud, puis sur la vallée du Jabron  au nord, que nous « survolons » depuis la crête abrupte qu’emprunte le GR menant du sommet de Lure au sommet du Ventoux .

 

Au retour, sachant qu’il est encore assez tôt, je propose, en supplément, d’aller visiter le Vieux Redortiers.

Malheureusement, nous sommes arrêtés dans notre parcours par un troupeau de 400 moutons, bloquant toute la route et avançant au pas, mené par des bergers rendus agressifs par notre présence importune !  Sur l’injonction brutale, il n’y a pas d’autre mot, de leur chef, nous traversons le troupeau, au risque d’écraser chiens et moutons, au moment même ou il aurait fallu quitter la route !

C’est de l’orientation sous contrainte, situation à laquelle je n’étais pas préparé !

Je trouve bien un accès, mais il faudrait marcher une heure supplémentaire ! Demi-tour, il faudra donc retraverser le troupeau !

J’abandonne alors l’idée initiale et nous nous réfugions à Banon, où, pour notre grand plaisir, nous apprenons que la librairie Le Bleuet a été sauvée par des investisseurs/mécènes ? Avignonnais.

Nous en profitons aussi pour faire quelques emplettes et prendre notre premier pot sur la terrasse du bar lui faisant face

 

René

 

Album Montagne de Lure – jour 3

Photos : Josette Ducorps et René Garcin

Les bergeries de Lardiers 

 

Mardi  26  mai  2015 -  jour 4

 

Animateur : Pierre Deletraz - Dénivelée : 580m / 15km - 5h de marche

Aujourd’hui nous partons à la chasse aux bergeries chères au cœur de René.

 

Nous commençons par celles de Lardiers. Jeudi nous en mettrons une deuxième couche avec celles de Saumane. Rappelons au passage que Lardiers veut dire ladres, les lépreux, nombreux jusqu’au début du X1V siècle.

 

Après une interminable route 4X4 à travers bois (la rando officielle part de Lardiers et fait 28km) nous nous garons à la première bergerie, (la plus haute bergerie) à côté du « gros chêne », le plus vénérable de Lure.

Là, impossible d’échapper au cours magistral de l’animateur « culturel » (!) qui propose de faire une journée quelque peu différente de l’habitude, chacun devra chercher le type de bergerie auquel nous aurons à faire, son mode de construction, puis Bruno ou Brigitte lirons un passage de (Sur les sentiers du Moine de Lure, de Pierre Martel). Martel infatigable randonneur déterminera 6 types de bergeries. A nous de les trouver. Nous en trouverons deux ruinées (à une seule pente) en haut de la Grande Combe jusqu’à la Baisse de Marcort (petit col) où nous casse croûtons et verrons un circaète Jean Leblanc, superbe rapace chasseur de serpents.

 

Deux randonneurs sous la conduite de Pierre ferons la variante du jour : le sommet de l’Homme où ils admireront le Ventoux que l’ont voit de partout dés que l’ont monte sur une taupinière. Il y en a qui n’en n’ont jamais assez (+250m !).

 

Après la sieste dans les herbes sèches et piquantes nous repartons sur notre jeu de piste. Force est de constater que le pastoralisme a beaucoup reculé depuis 50 ans et les « milieux ouverts » disparaissent au profit de la forêt, rendant parfois le paysage monotone.

 

René fait sur le sentier retour une grosse récolte de balises en plastiques, reliefs du trail de samedi…(les avis sont très partagés sur cette conduite, basée sur l’hypothèse négative suivant laquelle les baliseurs ne reviennent pas enlever les balises, alors que certains imaginent qu’elles vont à nouveau servir le WE suivant).

 

Les forêts sont belles alternant chênes, hêtres et pins. Le long du Nid d’Aigle deux belles bergeries nous attendent, une en coupoles multiples sous une toiture à double pente et une autre en tunnel avec voûte.

Au TPA que l’on ne vienne pas nous « chercher » sur ce sujet nous serons incollables sur les bergeries. Et c’est le retour au bercail avant l’incontournable briefing du soir sensé préparer la journée du lendemain qui sera une journée détente.

 

Bruno

 

Album Montagne de Lure – jour 4

Photos : Josette Ducorps et René Garcin

Le Saut du Moine

L’abbaye de Valsaintes

 

Mercredi  27  mai  2015 -  jour 5

 

Animateur : René Garcin  - Dénivelée : 100m - 2h30 de marche

Rando relax. Notre animateur a judicieusement placé en milieu de semaine cette journée détente avant de repartir à l’assaut de nouvelles bergeries. Quand on aime on ne compte pas. Le menu ? Le Saut du Moine par le GR6 et l’ancienne abbaye de Valsainte reconvertie en gîte rural. On se gare à la Boulinette (avé l’assent) du dieu solaire Bélénos. Midi, nous arrivons au Saut du Moine (une cascade sur la rivière Calavon) par une grande boucle à travers prairies et petits bois. Une légende dit qu’un moine au moyen âge aurait sauté à cet endroit, fuyant un danger en cette époque troublée. Espérons qu’il n’avait pas soif car aujourd’hui il n’y a pas beaucoup d’eau..., mais le lieu est enchanteur. Donc pique-nique pause et sieste sur de larges plaques calcaires, sous les pins. Il ne manque que les cigales.

L’après midi est consacré à la visite des jardins de l’abbaye de Valsainte. Ce jardin créé en 1997 sur une friche au pied du Rocher du Dragon a été labellisé « jardin remarquable ». A l’entrée de curieuses concrétions de grès (les boulinettes), associées à la déesse Terre Mère, parsèment les plantations de roses. Des plantes, arbres, de diverses parties du monde sont plantées dans les deux jardins, secs et humides, en contrebas de l’église, de 1672, récemment rénovée. Dernière étape à la boutique où nous achèterons de la confiture, du miel et des savons, les babioles habituelles. Retour en pleine forme !

 

Bruno

 

Album Montagne de Lure – jour 5

Photos : Josette Ducorps et René Garcin

Les bergeries de  Saumane 

 

Jeudi  28  mai  2015 -  jour 6

 

 Animateur : Pierre Deletraz  - Dénivelée : 550m / 15km - 5h30 de marche

Départ de la place du petit village endormi, et dès la sortie, un GR enchanteur, entre deux rangées de genêts ou des murs de pierre sèche. Il commence à faire chaud, haltes toutes les 1/2 heures pour s’hydrater. La fatigue accumulée se fait sentir pour quelques uns, au point de ne plus participer à une variante de +25m de dénivelée pour aller sur un belvédère imprenable : l’éminence de la Tour, qui ne tente que 5 participants !

Puis, alternant prés, champs de lavande ou petit épeautre, fayées, nous égrenons les bergeries aux styles toujours différents. Par respect pour l’herbe rare, à midi, à la demande de Pierre, nous nous installons face au Clos de Guilhem, dans la forêt de pins sylvestres, au sol chaud et sec, les aiguilles étant propices à une longue sieste…

Sur le chemin du retour, près du site de la Gardette, je propose de prendre une nouvelle bosse (+20m) en variante, et un rendez-vous pour les deux groupes à la prochaine bergerie. Malheureusement, je ne précise pas son nom. Au bout d’une 1/2h, les deux groupes sont à deux bergeries différentes ! Le portable, et la voiture, permettent de résoudre le problème, et après avoir amené en trois noria les chauffeurs de Saumane à Vière, tout le groupe est reformé. Un petit événement qui a permis de découvrir qu’une autre vallée était encore à explorer (les bergeries de Rochegiron). Les possibilités de promenades dans ce coin sont infinies...Et la ronde était finalement un titre prémonitoire !

 

René

 

Album Montagne de Lure – jour 6

Photos : Josette Ducorps et René Garcin

Balcon des gorges d’Oppédette 

 

Vendredi  29  mai  2015 -  jour 7

 

Animateur : René Garcin  - Dénivelée : 200m / 5km - 3h30 de marche

Court passage T3 équipé d’une rampe

La journée la plus chaude de la semaine, car en fait la canicule s’est installée. Heureusement, bien que la vue soit souvent dégagée sur les gorges, le sentier traverse des bois de chênes verts et des espaces ouverts. C’est une des sorties incontournables en Provence, avec de multiples combinaisons de cheminement possible, du plus sportif à la promenade, attentive cependant ! et ce jour là, nous rencontrerons du monde.

Les panneaux d’accueil annoncent pour notre circuit : « pour randonneurs expérimentés ». Il est vrai que la cotation mérite « court passage T3 et vertige s’abstenir », à tel point qu’à un moment donné, Bruno, en protecteur attentif de sa sœur, trop impressionnée, préfère prendre une variante à travers champs et chemins agricoles. Nous arrivons tous ensemble au village pour prendre un pot vraiment apprécié ! Celui-ci sera complété, le soir avant le repas, par un apéritif préparé par Brigitte et Josette, dans un des « salons » extérieurs.

 

 

Album Montagne de Lure – jour 7

Photos : Josette Ducorps et René Garcin

Limans et le plateau de Majargues 

 

Samedi  30  mai  2015 -  jour 8

 

Animateur : Pierre Deletraz  - Dénivelée : 326m - 2h de marche

Ultime rando de notre séjour. Histoire de nous garder en forme.

 

La matinée sera un peu perturbée à cause de chaussures oubliées, certaines en profiterons pour acheter des vêtements chez un fripier. Tous les « espaces temps » sont remplis !

 

Limans a la particularité d’avoir de nombreux pigeonniers encore en activité. C’est un village type de la haute Provence en calcaire jaune. La population étant faible dans ce département, les constructions modernes n’ont pas dégradé les lieux.

 

Direction le plateau de Majargues. A flanc de colline les prés viennent d’être fauchés. Il y a de belles photos à faire. Deux heures de rando nous attendent dans les clairières et les bois de chênes. Pause aux Ybourgues, où se trouve une superbe ferme fortifiée, avec bien sûr son pigeonnier, classée monument historique.

 

Retour à Limans par le GR 6. Pique-nique dans les herbes sèches et piquantes (nous en avons l’habitude). Pot des adieux à Limans au « bistrot de pays » (snif). Il faut attaquer les 4 h 30 de route pour revenir au pays.

 

C’est fini ! Contents ? Oui, très contents ! Très bonne semaine.

 

Merci René.

 

Bruno

 

Album Montagne de Lure – jour 8

Photos : Josette Ducorps et René Garcin

 

 

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